
Le soliloque de l'âme
Thomas a Kempis (Auteur)
Représentant de la dévotion moderne, l'auteur, pour qui la contemplation s'appuie sur l'amour avant l'intelligence, montre comment par la méditation de la vie de Jésus et par son imitation via la pratique de vertus comme l'humilité, le renoncement et l'obéissance, l'âme peut s'unir à Dieu. ©Electre 2026
Le soliloque de l'âme
Si « classique » signifie « qui a l'autorité d'un modèle » et dès lors ne vieillit pas, Le soliloque de l'âme mérite bien le titre de « classique de la spiritualité », même si cette oeuvre de Thomas a Kempis (1380-1471) est moins connue que l'imitation du Christ. Il est le plus insigne représentant de la dévotion moderne, ce mouvement spirituel né aux Pays-Bas vers la fin du XIVe siècle. Pour Thomas a Kempis, la contemplation est affaire d'amour plus que d'intelligence ; il tourne les âmes vers la méditation de la vie de Jésus et vers son imitation par la pratique des « vraies vertus », comme l'humilité, le renoncement, l'obéissance. Il conduit à une chaude piété d'union à Dieu, dont Le Soliloque de l'âme fournit comme un guide.
L'excellente traduction ici rééditée est due à Dom Émile Assemaine (1862-1949), moine et prieur de Saint-Paul de Wisques (Pas-de-Calais), très aimable religieux, au coeur aussi vaste que son intelligence. L'introduction explique comment ce moine français fut amené à s'intéresser à la spiritualité des Pays-Bas. Pour cela, elle évoque la féconde période de vingt ans (1901-1920), pendant laquelle les moines et les moniales de la Congrégation bénédictine de Solesmes durent chercher à l'étranger la liberté de vaquer à Dieu et de le louer, selon leur vocation.