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Jeunes, on vous ment ! : reconstruire l'université

Editeur : FAYARD
Collection : DOCUMENTS
Date de parution : 31/05/2006
J-R Pitte est professeur de géographie et président de l’Université de Paris–Sorbonne. Il s’adresse non seulement aux jeunes mais aussi, explicitement, aux “Princes qui nous gouvernent” En savoir plus
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Présentation
Son livre comporte trois chapitres.

 

Le premier, intitulé Printemps 2006, un grand soir au petit pied étudie sans complaisance le rejet du Contrat Première embauche et la crise subséquente, qui s'explique par un taux de chômage des jeunes de 15 à 25 ans très supérieur en France à celui des autres pays européens (nombre de tableaux chiffrés, dans le cours de l'ouvrage offrent des possibilités de comparaisons fondées sur les statistiques officielles). Le sentiment de beaucoup d'étudiants d'être dans une impasse a engendré la peur irrationnelle de perdre un emploi si difficile à obtenir, et les syndicats d'extrême gauche ont utilisé cette peur, par des procédés révolutionnaires bien rôdés, pour déstabiliser le gouvernement "de droite" et mener une action anticapitaliste. Qui sont les menteurs ? Les agitateurs trotskystes, bien sûr, qui rabâchent aux jeunes que les patrons sont leurs ennemis ne rêvant que de s'enrichir à leurs dépens, qui ont affirmé à des étudiants non salariés et non producteurs que leur "grève" a un sens, et à des étudiants paresseux plus avides de parchemins que de science que leurs diplômes ne seraient pas dévalués au bout de longues semaines d'interruption des cours. Mais ont menti aussi les présidents d'université qui sont entrés dans leur jeu au lieu de les combattre.


Le second, intitulé L'université à la dérive fait à la fois un historique et un état présent de l'université française, florissante au Moyen Age, négligée par les gouvernements des XVIIe et XVIIIe s. et, depuis Napoléon, tenue en une étroite sujétion par une État qui ne lui a jamais laissé une autonomie comparable à celle des universités anglaises, allemandes et américaines. La comparaison est affligeante et les étudiants étrangers sont souvent consternés de ce qu'ils découvrent en France. Depuis le baby-boom, on a laissé des bacheliers au rabais s'engouffrer à l'université, dans les filières classées "humanités" sans que des objectifs précis et les moyens adéquats aient été pensés. Ils constituent un public décevant pour les enseignants-chercheurs, issus d'une compétition sévère, qui sont dans l'ensemble d'une grande qualité. On leur ment en leur laissant croire qu'ils pourront tous devenir avocats, cinéastes, journalistes, et non boulangers, chauffagistes, secrétaires, employés de banque. Des tableaux chiffrés montrent le faible pourcentage d'étudiants qui s'engagent dans les filières technologiques, scientifiques et professionnelles. Chose moins connue, d'autres révèlent que le "prix de revient" d'un étudiant d'université et son "taux d'encadrement" est très inférieur à celui d'un collégien ou d'un lycéen. Conséquence, entre autres : l'état des locaux souvent vétustes, dégradés et insuffisants. Bref, si la France est encore la cinquième puissance mondiale, ce n'est pas (à quelques exceptions près) grâce à ses universités mais à ses grandes écoles et aux filières qui imposent un numerus clausus. On ment aux étudiants en leur laissant revendiquer non seulement l' "égalité des chances" mais l'égalité tout court, et croire que toutes les universités et toutes les filières se valent.


Le troisième, En sortir propose des solutions qui supposent, pour être acceptées, un profond changement des mentalités : réveiller le désir d'apprendre, à toutes les époques de la vie, retrouver l'humilité, la volonté, le sens de l'effort et du travail bien fait, accepter d'être orienté de façon impérative vers des filières courtes à bonnes perspective d'embauche, certes, et encore ? Rapprocher les Universités des grandes écoles sans briser ce qui nous reste de "pôles d'excellence", est-ce possible tant qu'il n'existera pas de sélection sérieuse à l'entrée à l'université ? Augmenter les droits d'inscription et développer le mécénat, etc. Les idées ne manquent pas dans ce livre court, dense, et peu coûteux bourré de faits précis impossibles à mentionner dans un bref compte-rendu, qui devrait être lu par tous les parents et tous les élèves de terminale.


Jacqueline Picoche, pour www.librairiecatholique.com 
Fiche technique
ISBN9782213630519
TitreJeunes, on vous ment ! : reconstruire l'université
AuteurPITTE JEAN-ROBERT
EditeurFAYARD
CollectionDOCUMENTS
PrésentationBroché
Nombre de pages130
Largeur135 mm
Hauteur215 mm
Poids0.160000 kg
Date de parution31/05/2006
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